Guieldu à Folkomillas 2025

Comillas, Cantabrie

Notre première venue en Cantabrie a dépassé toutes nos attentes

En juin 2025, le fes­ti­val Fol­ko­mil­las nous a offert l’occasion de pré­sen­ter Guiel­du en Can­ta­brie. Nous avions très envie de faire décou­vrir le groupe dans cette région voi­sine des Astu­ries, où la scène folk est par­ti­cu­liè­re­ment vivante et où un réseau de fes­ti­vals repose, comme sou­vent, sur l’engagement béné­vole de celles et ceux qui les organisent.

Fol­ko­mil­las y occupe une place à part. Arri­ver à Comil­las, l’un des plus beaux vil­lages du nord de l’Espagne, repré­sen­tait bien plus qu’une date de plus à l’agenda : c’était notre pre­mier concert en Can­ta­brie, l’occasion de retrou­ver des amis musi­ciens et de décou­vrir com­ment notre musique serait reçue par un public qui ne nous connais­sait pas encore.

Les préparatifs avant le début des concerts à Folkomillas.
Guieldu installe ses instruments sur scène pour les balances.
Le «prado de Sobrellano», à Comillas, où se déroule le festival Folkomillas.

L’un des moments les plus mar­quants fut de par­ta­ger l’affiche avec nos amies de 6 Riales. Nous avons assis­té à leur concert l’après-midi, avant de les retrou­ver sur scène quelques heures plus tard pour inter­pré­ter ensemble « Rondes », un titre que nous avons enre­gis­tré avec elles. Jouer en live une chan­son de notre disque aux côtés de ses inter­prètes fut l’un de ces petits pri­vi­lèges que seul un fes­ti­val comme Fol­ko­mil­las peut offrir.

Cor­quiéu, groupe astu­rien très appré­cié en Can­ta­brie, a pris la suite. Par­mi ses musi­ciens se trou­vait Celia, qui avait fait par­tie de Guiel­du à ses débuts : la retrou­ver sur scène, cette fois au sein de for­ma­tions dif­fé­rentes, avait pour nous une saveur par­ti­cu­lière. Les Can­tabres de Tudan­ca ont clô­tu­ré la soi­rée avec une approche per­son­nelle et pro­fon­dé­ment enra­ci­née de la musique traditionnelle.

Guieldu dans les premières minutes du concert.

L’accueil du public a été for­mi­dable. Rare­ment nous avions res­sen­ti une éner­gie aus­si vibrante dès les pre­mières mesures — une connexion qui s’est main­te­nue tout au long du concert.

L’organisation s’est mon­trée irré­pro­chable du début à la fin. Fol­ko­mil­las peut se tar­guer d’être à la hau­teur des meilleurs ren­dez-vous du folk, tant par sa pro­gram­ma­tion que par le soin appor­té à chaque ins­tant du fes­ti­val. Nous avons été très heu­reux de faire par­tie de cette affiche.

Cette expé­rience nous a aus­si lais­sé une réflexion qui dépasse lar­ge­ment cette soi­rée. Les Astu­ries, la Can­ta­brie, la Galice, le León et le nord du Por­tu­gal par­tagent une tra­di­tion musi­cale com­mune, mais nos groupes ont encore trop peu d’occasions de cir­cu­ler entre ces ter­ri­toires voisins.

Les for­ma­tions astu­riennes se pro­duisent régu­liè­re­ment en Can­ta­brie, mais l’inverse reste plus rare. Il existe pour­tant de très belles for­ma­tions can­tabres que nous aime­rions voir plus sou­vent sur les scènes astu­riennes. Ce serait for­mi­dable que cet échange se déve­loppe et que les fes­ti­vals des deux régions aient davan­tage l’occasion de faire décou­vrir leurs artistes et leurs pro­po­si­tions respectives.

Un autre moment de la prestation de Guieldu vendredi à Folkomillas.

Au fond, cette cir­cu­la­tion des musi­ciens entre ter­ri­toires proches est aus­si une façon de construire un inter­cel­tisme ibé­rique bien réel : non seule­ment par­ta­ger des racines, mais aus­si des scènes, un public et des opportunités.

Ce que nous rete­nons de Comil­las, et sur­tout des com­men­taires reçus ensuite sur les réseaux, c’est le sen­ti­ment que le public avait envie de revoir Guiel­du en Can­ta­brie. Nous espé­rons que cette éner­gie ne res­te­ra pas limi­tée à une seule soi­rée. D’autres fes­ti­vals can­tabres nous attendent encore et, après ce que nous avons vécu à Fol­ko­mil­las, nous sommes convain­cus que ces retrou­vailles auront lieu — et qu’elles seront belles.

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© Pho­tos : Enrique M.